Le bassin de la Volta se situe en Afrique de l’Ouest entre les latitudes 5° 30' N et 14° 30' N et les longitudes 2° 00''E et 5° 30''O. Il est le 9ème plus grand bassin fluvial de l’Afrique subsaharienne et couvre une superficie d’environ 400 000 km2. Ses ressources sont partagées entre six pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali et Togo. Ses quatre principaux sous-bassins sont :

  • La Volta Noire qui prend sa source en tant que Mouhoun au Burkina Faso et draine en partie la
    Côte d’Ivoire et le Mali ;
  • La Volta Blanche qui prend sa source en tant que Nakanbé au Burkina Faso ;
  • L’Oti qui prend sa source en tant que Pendjari au Bénin et traverse le Togo ;
  • La Basse Volta. Elle composée de plusieurs rivières qui se déversent directement dans le Lac
    d’Akosombo (créé par le barrage d’Akosombo) et dans le fleuve en aval du barrage de Kpong vers
    la mer.

La Volta Noire, la Volta Blanche, l’Oti et la plupart des cours d’eau de la Basse Volta se déversent dans le lac d’Akosombo. En aval du lac, le fleuve Volta se déverse dans le Golfe de Guinée dans l’Océan Atlantique à travers l’estuaire de la Volta situé à environ 100 km d’Accra (Ghana).

Le bassin peut être divisé en trois principales zones climatiques: le sud humide, caractérisé par deux saisons de pluie distinctes, la zone de transition tropicale, avec deux saisons de pluie ; et le nord tropical qui couvre la majeure partie du bassin. Cette zone est caractérisée par une seule saison de pluie qui s’étend d’avril à octobre, et une saison sèche qui va de novembre à mars. La pluviométrie annuelle moyenne varie dans les trois zones où elle atteint: 1100-1400 mm; 900- 1100 mm et 500-900 mm respectivement (UNEP-GEF Volta Project, 2011).

Les ressources en eau jouent un rôle crucial dans la promotion de la croissance économique et la réduction de la pauvreté dans le bassin de la Volta. Selon Kuntsmann & Jung (2005) l’agriculture pluviale représente le principal moyen de subsistance de plus de 70% des populations de l’Afrique de l’Ouest. Il y a une demande croissante d’eau au niveau des industries (particulièrement, les centrales hydroélectriques, l’agriculture, les mines, les loisirs, la consommation industrielle et domestique, et l’amélioration de l’environnement). Avec ces demandes, l’approvisionnement en eau sera gravement affecté et les problèmes de pollution et la
dégradation de l’environnement risquent de s’accentuer. La situation va empirer du fait que la population continue d’augmenter, l’urbanisation va s’accroitre, les niveaux de vie vont s’élever, l’activité minière se généralise et les activités humaines sont diversifiées. Les faibles niveaux de pluviométrie au fil des ans en raison de l’allongement des saisons sèches réduisent la dimension des cours d’eau alors que les principaux affluents sont intermittents, d’où la réduction des quantités d’eau disponibles pour une population croissante.

 

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